AGIR3

Communiqué : PJL Engagement dans la vie locale et à la proximité de l'action publique

Les députés agir_ ont voté a l’unanimité pour ce texte, qui répond à de nombreuses attentes des élus, en permettant notamment de renforcer le rôle des communes et des maires dans les intercommunalités, de doter les maires de nouveaux pouvoirs de police et de reconnaître aux élus un cadre d’exercice à leur mandat, facilitant ainsi leur quotidien.

Ils seront attentifs aux conditions de mise en œuvre de ce texte sur les aspects concernant les intercommunalités, afin d’éviter tout risque d’instabilité, particulièrement dans les territoires ruraux.

 

Agnès FIRMIN - LE BODO (députée de Seine-Maritime)

Olivier BECHT (député du Haut-Rhin)

Porte-paroles d'Agir_ la droite constructive.

 

Télécharger le PDF

1

Rencontre des élus - 20 novembre 2019

Nous étions réunis autour de Franck Riester, à l'invitation de François Legaret, maire du 1er arrondissement, pour un événement convivial en marge du Salon des Maires.

Une centaine d'élus membres d'agir_ ou sensibles à nos idées sont venus de toute la France pour partager ce moment dans une atmosphère chaleureuse.

Ce fut l'occasion de rappeler que si les élus locaux sont les visages de la République partout en France, ils sont aussi le coeur d'agir_ et que nous nous appuyons sur leur expertise de terrain, au quotidien, pour bâtir des propositions qui répondent aux attentes des Français.

 

 

AGIR3

Plan d’Urgence pour l’Hôpital

Nous saluons les mesures du « Plan d’Urgence pour l’Hôpital » présentées par le Premier ministre suite aux attentes exprimées par le monde hospitalier.

Mesures de prise en compte de la réalité humaine, tout d’abord, avec les propositions faites pour les plus bas salaires, qui étaient une nécessité, pour reconnaître l’engagement et le travail des soignants. Les augmentations proposées, comme les aides spécifiques au logement pour les personnels d’Ile-de-France, permettront aussi de redonner de l’attractivité aux carrières hospitalières et de faciliter le recrutement.

 Le mécanisme de reprise de la dette à hauteur de 10Mds€ va également permettre de relancer l’investissement des hôpitaux et les mesures de simplification administratives soulager les personnels et dégager du temps de travail face aux patients. Augmenter de 1,5 Md€ sur trois ans le budget de l’assurance maladie représente une prise en compte réaliste des besoins, avec 300 millions investis dès 2020.

Le relèvement de l’Ondam sera soumis au vote des députés dans le cadre du PLFSS dans les prochains jours, nous serons au rendez-vous de ce débat majeur.

Agnès FIRMIN - LE BODO (députée de Seine-Maritime)
Olivier BECHT (député du Haut-Rhin)
Porte-paroles d'Agir_ la droite constructive.

AGIR3

Communiqué : présentation des nouvelles mesures du Gouvernement sur les questions migratoires

Ce matin le Premier ministre a présenté les nouvelles mesures du Gouvernement sur les questions migratoires. Nous saluons sa volonté de "reprendre le contrôle de notre politique migratoire sans rien céder aux populismes" et la réaffirmation du principe de souveraineté en la matière.

L'équilibre entre les droits et les devoirs se traduit effectivement par la lutte contre les détournements autant que par le renforcement, via une stratégie de quotas, de la nécessaire immigration professionnelle, sans laquelle des pans entiers de notre économie seraient mis en difficulté, comme l’a notamment évoqué notre collègue député Vincent Ledoux dans son rapport :https://agir-ladroiteconstructive.fr/wp-content/uploads/2019/08/RAPPORT- LEDOUX.pdf

Cette prise en compte des réalités du monde, s'adossant aux principes qui font la France, rejoint les valeurs de fermeté et d’humanité portées par agir_ la droite constructive.

Agnès FIRMIN - LE BODO (députée de Seine-Maritime)

Olivier BECHT (député du Haut-Rhin)

Porte-paroles d'Agir_ la droite constructive.

Télécharger le PDF

AGIR3

Communiqué : Investitures et soutiens pour les élections municipales

Le Comité National d’Action a, sur proposition de la Commission Nationale d’Investiture, validé les investitures des candidats suivants :

  • Fontainebleau : Frédéric VALLETOUX
  • Colomiers : Damien LABORDE
  • Châteauroux : Antoine BONNEVILLE
  • Grasse : Chems SALLAH

Le Comité National d’Action a également décidé de soutenir les candidats suivants :

  • Bordeaux : Nicolas FLORIAN
  • Mulhouse : Lara MILLION
  • Frontignan : Olivier BOUDET
  • Villemomble : Jean-Michel BLUTEAU
  • Compiègne : Daniel LECA

Les membres du Comité National d‘Action

Télécharger le PDF

AGIR3

Porter nos couleurs

Élections municipales des 15 et 22 mars 2020 : donner un cap à nos territoires !

Nous savons tous à quel point les Français sont attachés aux prochaines échéances électorales : les élections municipales des 15 et 22 mars 2020. Au plus près des territoires, les Maires, leurs adjoints et l’ensemble des conseillers municipaux sont leurs interlocuteurs privilégiés. Acteurs de terrain et de confiance, ils sont les premiers remparts aux inquiétudes exprimées.

 

Agir_ a pour ambition d’être le parti des territoires. Les élus locaux constituent l’épine dorsale de la République, faire entendre leur voix constitue notre priorité. Nous participerons donc pleinement à ces élections pour faire vivre des projets de territoire portés par des équipes engagées pour assurer la cohésion de leur collectivité.

REJOIGNEZ-NOUS 

Nous enjoignons chaque citoyen engagé autour d’un projet pour sa commune à le porter devant le suffrage de ses concitoyens.

Vous êtes membres d’agir_ , vous avez pour projet de mener une liste dans votre commune pour les municipales ? Demandez l’investiture à agir_la droite constructive ! 

Je demande l’investiture d’agir_

Vous êtes membres d’agir_ et engagé derrière une tête de liste sans étiquette ou membre d’un autre parti ?

Vous êtes candidat et que vous souhaitez associer agir_la droite constructive à votre démarche politique locale ?

Je demande le soutien d’agir_

AGIR3

Commission Nationale d’Investiture

La Commission Nationale d’Investiture a pour fonction d’auditionner et de sélectionner les candidates et les candidats qui seront investis ou soutenus par agir_la droite constructive pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2020 

La Commission Nationale d’Investiture est composée de 10 membres et présidé par Alain CHRETIEN, Maire de Vesoul et membre cofondateur d’agir_la droite constructive :

Président : 
Alain CHRETIEN, Maire de Vesoul, cofondateur d’agir_

Membres :
Tokia SAIFI, ancienne Ministre, députée européenne honoraire, cofondatrice d’agir_

Claude MALHURET, ancien Ministre, Président du groupe Les Indépendants au Sénat, Vice-président cofondateur d’agir_

Pierre-Yves BOURNAZEL, député de Paris, conseiller de Paris, cofondateur d’agir_

Louis VOGEL, maire de Melun, Trésorier d’agir_

Agnès FIRMIN LE BODO, députée de Seine-Maritime, porte-parole cofondatrice d’agir_

Emmanuel CAPUS, sénateur du Maine-et-Loire, cofondateur d’agir_

Laure DE LA RAUDIERE, députée d’Eure-et-Loir, Vice-présidente cofondatrice d’agir_

Julien MIRO, responsable régional d’agir_ pour l’Occitanie et coordinateur du pôle Idées

Daniel-Georges COURTOIS, vice-président de la Métropole du Grand Paris, conseiller régional d’Ile de France et conseiller de Paris

 

AGIR3

Déclaration pour les municipales

DES ATTENTES PRECISES, DES SOLUTIONS STRUCTURANTES

Nous savons tous à quel point les Français sont attachés aux prochaines échéances électorales : les élections municipales des 15 et 22 mars 2020. Au plus près des territoires, les Maires, leurs adjoints et l’ensemble des conseillers municipaux sont leurs interlocuteurs privilégiés. Acteurs de terrain et de confiance, ils sont les premiers remparts aux inquiétudes exprimées. En témoignent les derniers évènements « gilets jaunes », apportant une fois de plus la démonstration du rôle central de l’échelon communal.

Plus que jamais, ce rendez-vous démocratique doit assurer aux Français la preuve que leurs attentes ont été entendues et comprises. Pour ce faire, la cohésion des territoires doit impérativement être renforcée. Notre engagement doit être total. Un territoire ne doit pas être délaissé par rapport à un autre. Un citoyen ne peut pas être pénalisé par rapport à un autre en considération de son lieu de résidence. Ces fractures territoriales sont bel et bien présentes et sont source d’inégalités. Nous devons promouvoir l’équité entre les territoires, qu’ils s’agissent de territoires littoraux ou non, de territoires ruraux, péri-urbains et urbains.

Les politiques publiques conduites tant au niveau national que local doivent tenir compte de ces diversités pour y apporter des réponses justes. Les Maires et les élus municipaux en sont des acteurs clés. Leur proximité leur permet, mieux que quiconque, de connaître la diversité de leur territoire, leurs forces et faiblesses, de la couverture numérique à la mobilité douce et propre en passant par l’accès aux services publics. Une attention toute particulière doit être portée aux populations les plus fragiles comme les personnes âgées avec, au premier plan, l’accès aux soins et notre combat contre les déserts médicaux symptomatique de notre pays.

Ces réussites ne peuvent être effectives qu’avec les forces vives de tous. Les Maires ne pourront y arriver seuls. L’État doit leur apporter un soutien et un accompagnement solides et durables. D’un point de vue financier, d’une part. Si les Maires sont conscients de la nécessité de réduire les dépenses publiques, ils souhaitent que cette responsabilité soit partagée et non pas l’apanage unique des communes qui voient, qui plus est, accroître leurs missions. L’État doit garantir aux communes les moyens d’assumer leurs missions de proximité et d’intérêt général. En impulsant une politique ambitieuse, d’autre part. Des programmes ont été annoncés par le Gouvernement à destination des territoires ruraux. Face aux difficultés structurelles de ces derniers, cette dynamique doit être pérennisée, intensifiée et dotée de moyens correspondants, tout en accordant aux acteurs locaux une large place.

L’échéance électorale de mars 2020 est un tournant citoyen à ne pas manquer. Nos concitoyens attendent de leurs futurs élus des garanties fortes et des actions structurantes. Des exigences bien identifiées existent et ne peuvent être ignorées :

1- La maîtrise des finances locales
Elle ne peut être assurée que si les élus peuvent s’appuyer sur une base fiscale stable permettant d’avoir de la visibilité pour développer et investir dans leurs territoires.

2 - La protection de l’environnement et la lutte contre le changement climatique
Dans ce domaine, plus que dans n’importe quel autre, chacun, à son échelle, niveau local compris, peut engager des actions de transformation. Des leviers sont à la disposition des élus locaux pour améliorer la qualité de vie de leur citoyen : encourager une agriculture responsable en favorisant les circuits courts dans la restauration collective, lutter contre la pollution atmosphérique en développant avec les EPCI des solutions de mobilité douce, sensibiliser à une consommation sobre des ressources en facilitant le déploiement de réseaux de réemplois…

3 - L’attractivité et le rayonnement
Nos villes doivent être des lieux où il fait bon vivre, où la famille peut s’épanouir dans la certitude que sa liberté et sa tranquillité seront assurées. L’attractivité de nos villes via le maintien d’un tissu local de commerces et leur rayonnement culturel participent à part entière à cette qualité de vie. Pour y parvenir, la vitalité et le maillage du tissu associatif est une de nos priorités.

Ces axes constituent le fil rouge de l’ensemble des représentants d’agir_la droite constructive qui se mobilisent avec vigueur pour que ces engagements vivent tout au long de la campagne électorale mais également, et c’est surement là le point le plus important, après ces élections afin que ces transformations soient effectivement enclenchées et irriguent le quotidien de tous les Français.


(Lien vers doc PDF)

AGIR3

Débat sur l'immigration - contributions d'agir_ : tribune de Vincent Ledoux

TRIBUNE DE VINCENT LEDOUX

Le sujet des migrations est depuis longtemps accaparé par la droite extrême. Ses idées ont donc eu le temps de percoler et d’infuser dans l’opinion publique où elles prédominent. Elles vont d’ailleurs de pair avec l’inquiétude des Français quant à leur avenir dans la mondialisation. Enfin, en période de crise, l’étranger est de tout temps perçu comme le bouc émissaire idéal. Je suis l’élu d’une circonscription frontalière où le Belge fut longtemps l’étranger tout désigné pour porter le poids des difficultés économiques et sociales. Après le travail et le pain, c’est maintenant nos comptes publics et donc notre modèle social que l’étranger vient convoiter et menacer.
"Ce n’est pas parce que le pays est socialement tendu que l’on doit se priver de parler et de débattre des choses qui a-priori fâchent et divisent."
Certes, notre système d’accueil, d’asile et d’hospitalité, connaît des dysfonctionnements mis en lumière dans des rapports parlementaires. Il faut les regarder en face et les corriger. Mais prétendre que rien n’est bon dans l’immigration est une erreur fondamentale qu’il faut corriger avec l’arme d’arguments validés.
 Le Président de la République a donc raison de nous inviter à débattre de ce sujet essentiel qui touche à la relation des Français au monde et à leur envie d’ouvrir plus ou moins leur communauté nationale à l’étranger. Il relève aussi d’une volonté de ne pas laisser le RN seul à un moment où le venin de sa parole s’est fortement répandu dans le corps social. Ce débat pourrait donc être un véritable « piège à honnêtes gens » si d’autres voix, plus modérées et réalistes, ne portaient pas la contradiction et n’exposaient pas leur contribution.
J’ai pu éprouver la vigueur de la fachosphère lors de la publication de mon rapport au Premier ministre. Intitulé « Ouvrir nos territoires à la priorité africaine de la France - Du citoyen au chef de l’Etat », il s’est immédiatement transformé en « Ouvrir nos territoires aux Africains » sur les comptes Twitter de ses activistes ! La rhétorique connue est tout entière contenue dans ce message : « Pourquoi vouloir faire venir des africains en masse ? Pour les rendre esclaves ici ? Vous pensez pas qu’il y a pas assez de chômage pour nous Français depuis trois générations ? Vous pensez pas que le pays est déjà au bord de l’implosion ? Et vous voulez faire venir des mâles noirs sans aucune formation/diplôme vous êtes vraiment les ennemis de la France ! ».
S’ils avaient lu, ne serait-ce que son résumé, ils se seraient rendu compte que mon rapport présente des propositions concrètes pour mieux connecter nos territoires à l’Afrique, conformément à la priorité africaine de la politique étrangère de la France.
Car comme le Président, je suis convaincu de la nécessité de renforcer l’axe Europe-Afrique de part et d’autre de la Méditerranée. J’y développe, entre autre, l’idée de faire des migrations des opportunités mutuellement profitables. Au passage je rappelle que les Africains migrent majoritairement à l’intérieur de leur continent et que le grand remplacement de la population européenne est une théorie fumeuse issue des fabriques à faire peur de la droite extrême et de ceux qui s’en rapprochent toujours plus, à pas de moins en moins comptés.
Combien de fois et notamment à travers la question épineuse des étrangers mineurs non accompagnés, n’ai-je pu observer combien la problématique migratoire s’imposait aujourd’hui aux territoires français et à leurs élus contraints de traiter cette question dans l’urgence. Elle s’impose à eux comme un fait accompli. Et c’est de cette manière peu amène que la mondialisation s’invite chez nos élus des villes, des départements et des régions et chez nos concitoyens. Or, je prétends que cet ordre des choses n’est pas inéluctable et que les charges d’aujourd’hui peuvent devenir les forces de demain dès lors que les territoires développent une dimension aujourd’hui inexploitée à travers leurs compétences et leurs ressources : passer d’une réponse d’urgence à une solution de développement durable s’appuyant sur un processus dynamique et économique. La mission que j’ai conduite a pu constater que de nombreux dispositifs existants sont mal connus et sous-utilisés alors qu’ils représentent une vraie possibilité d’orienter des flux migratoires croisés mutuellement profitables.
L’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), unique opérateur de l’État français en charge de l’immigration légale, qui dispose de huit représentations à l’étranger, notamment au Maroc, en Tunisie, au Mali, au Sénégal et au Cameroun, est ainsi un acteur des mobilités croisées entre la France et l’Afrique par l’intermédiaire de deux dispositifs principaux qui me paraissent aujourd’hui sous-utilisés dans les pays d’Afrique sub-saharienne :
- les aides au retour volontaire et à la réinsertion : l’aide au retour peut être accordée aux étrangers en situation irrégulière qui souhaitent quitter la France pour regagner leur pays. Elle comprend une assistance pour préparer le voyage, la prise en charge de frais de transport ainsi qu’une aide financière. Entre le 1er janvier 2018 et le 31 mai 2019, 572 retours effectifs vers des pays d’Afrique ont été comptabilisés par l’OFII. En complément ou indépendamment de l’aide au retour, une aide à la réinsertion peut également être accordée lorsque le pays de retour est couvert par un programme. Il peut s’agir d’une aide à la réinsertion, d’une aide à la réinsertion par l’emploi ou d’une aide à la réinsertion par la création d’entreprise.
- le dispositif « Jeunes Professionnels », mis en œuvre dans le cadre d’accords bilatéraux entre la France et 16 pays signataires, vise à permettre à des jeunes, déjà engagés dans la vie active, d’approfondir leurs connaissances professionnelles par une expérience de travail dans une entreprise en France, dans le but d’améliorer leurs perspectives de carrière lors de leur retour dans leur pays d’origine. Dans ce cadre, 185 Visas long séjour valant titres de séjour ont été octroyés à des Africains, entre le 1er janvier 2018 et le 31 mai 2019.
Or, j’ai pu constater que tant les employeurs que les potentiels jeunes professionnels méconnaissaient l’existence et les avantages de ces différents dispositifs. C’est pourquoi je recommande vivement d’engager des démarches proactives pour faire connaître ces dispositifs par exemple en invitant les pays d’Afrique à affecter des volontaires dans leurs consulats en France pour promouvoir les aides au retour. Des « Jeunes ambassadeurs de l’Afrique » issues de la diaspora pourraient utilement les épauler !
Le recours à ce type de dispositif permettant la montée en compétence par le biais d’immersion de jeunes africains en entreprise en France - avec la perspective d’un retour de compétences dans le pays d’origine – constitue aussi une plus-value non négligeable pour les entreprises dans les réponses à des appels d’offre sur le continent africain. Il mérite donc d’être largement promu notamment auprès des CCI et des CMA et développé par notre administration.
Faute d’informations et de moyens, le remarquable dispositif « Jeunes Professionnels » Sénégal n’atteint que 40% de ses possibilités. Il faut le faire monter à 100% par la mobilisation des acteurs dans nos territoires et l’activer dans les autres pays sahéliens. Aujourd’hui, nos territoires accueillent des curés et des médecins africains, demain ils doivent être en capacité d’accueillir en formation davantage de jeunes professionnels issus de ce continent.
Cette difficulté témoigne aussi des à-coups du pouvoir politique dans la conduite des administrations au gré des alternances politiques. Ainsi, le mandat Hollande a-t-il privilégié l’asile à la migration professionnelle circulaire. Difficile à périmètre humain réduit de refaire aujourd’hui de la migration et de l’asile. On ne peut pas tous les 5 ans changer de cap. Il faut expérimenter, évaluer et tenir bon dans le temps les dispositifs qui sont les plus efficaces.
J’ai pu mesurer l’excellence de ce dispositif sur place à Dakar et auprès des entreprises utilisatrices de ma région. Il vise à sortir d’une logique qui relève pratiquement de l’assistanat, pour basculer vers une montée en compétence et une approche gagnant-gagnant. Le travail admirable fourni par l’OFII à Dakar illustre tout le potentiel de ce dispositif « sur-mesure », encadré et sécurisé par un accord bilatéral, qui a touché une cinquantaine de jeunes professionnels en 2017 puis en 2018, avec des retombées positives notables : création de viviers d’entreprises susceptibles d’accueillir ces jeunes pros, engagement citoyen des jeunes pros à leur retour et création d’emplois, ouverture des entreprises accueillantes vers les marchés africains... Si l’accord franco-sénégalais a défini la liste de 108 métiers concernés, la focale du dispositif, aujourd’hui largement placée sur les emplois de niche et hautement qualifiés, pourrait désormais être élargie vers d’autres compétences.
Nous avons donc le cadre et les outils mais nous ne savons pas aujourd’hui les développer et les accélérer. Je prône leur démultiplication en les ancrant davantage dans nos territoires. Car, le territoire et ses acteurs qui aujourd’hui subissent la migration peuvent dès aujourd’hui et si nous le voulons être les acteurs de sa gestion. Sa mise en oeuvre pourrait d’ailleurs faire l’objet d’un bilan de la coopération entre territoires dans le domaine des migrations croisées pour alimenter le débat parlementaire désormais annuel. Symétriquement, dans le cadre de circulation migratoire croisée, il serait fort judicieux d’appuyer le développement du dispositif Jeunes Professionnels vers les pays du continent africain afin que des Français, le cas échéant issus de la diaspora, puissent bénéficier de ce dispositif pour découvrir un environnement professionnel nouveau. Car il n’y a rien de mieux pour un jeune Français que de prendre la mesure des réalités africaines directement sur le terrain. De retour au pays, il ne perçoit plus les choses de la même manière et a les meilleurs armes pour combattre les simplismes et les mensonges et contribuer à une meilleure connexion de la France avec l’Afrique, et des Français avec les Africains !
Vincent Ledoux
Député du Nord
Rapporteur Spécial Budget Action et moyens extérieurs de l’Etat

Suivez-nous sur Twitter

© 2019 Tous droits réservés - Mentions légales - Conçu par CONCILIUM